LIEU : Grande Salle
D'après Franz Kafka / D'alejandro et Brontis Jodorowsky
Capturé dans la forêt africaine, un gorille décide de se transformer en homme pour échapper aux barreaux de sa cage. D’abord phénomène de music-hall, il finit par être reconnu en tant qu’humain. « Le gorille » propose un regard caustique sur notre vie moderne et suggère que la vraie liberté se trouve ailleurs que dans le modèle de réussite social imposé par le monde actuel. Dans cette adaptation de la nouvelle « Compte rendu à une académie », Alejandro Jodorowsky accentue l'humour de Kafka et souligne la tragédie du gorille comme étant celle de tous ceux qui, pour trouver leur place et être acceptés en ce monde, doivent devenir un autre. Dans le cadre de notre collaboration avec la librairie associative Le Texte Libre, des ouvrages vous seront proposés le soir de la représentation.
« Pour les humains, la place d'un singe est dans une cage. Eh bien, alors, voilà : j'allais cesser d'être un singe... ». Ainsi s'exprime ce gorille capturé dans la forêt africaine pour être exposé au zoo, quand il trouve enfin un biais pour se libérer : en apprenant à parler et à se comporter comme un humain, il deviendra un phénomène de music-hall et s'intégrera à la société des hommes...Ses progrès continus lui permettront d’accéder ensuite au statut d’humain, de gagner sa liberté et de devenir un richissime industriel. Adoptant par la même occasion tous les travers humains et suivant l’exemple de ce qu’il a lui-même subi, il va exploiter et mépriser ceux qui l’entourent, jusqu’à prendre conscience de l’absurdité de la vie humaine.
Aboutissement de la rencontre artistique entre Alejandro et Brontis Jodorowsky, le père et le fils au service du théâtre comme moyen d’accéder à la conscience, « Le gorille » propose un regard caustique sur notre vie moderne et suggère que la vraie liberté se trouve ailleurs que dans le modèle de «réussite » sociale imposé par le monde actuel.
Alejandro Jodorowsky, réalisateur, scénariste et romancier, met en avant l'humour de Kafka pour souligner d'autant mieux le tragique de cette fable autour de la difficulté de s'adapter à une société absurde et soi-disant tolérante.
Seul en scène, métamorphosé, Brontis Jodorowsky, vient incarner ce texte drôle, caustique et finalement universel.
Adaptation, musique et mise en scène : Alejandro Jodorowsky. Traduction et jeu : Brontis Jodorowsky. Lumière : Arnaud Jung. Costume : Elisabeth de Sauverzac. Prothèse : Sylvie Vanhelle. Assistante mise en scène : Nina Savary. © Tommaso Awerbuch.
Coproduction, diffusion : Isabelle Decroix / ID production. Production : Théâtre du Tournant, ID Production, Petit Montparnasse.