Autour du festival : 3 créations spécifiques 3/3 Éléonore Didier dimanche 4 septembre

« Action ! » d’Éléonore Didier

Dimanche 4 Septembre à 11h || Jardin public || 1h20

Imaginé par Éléonore Didier ; réalisé avec les spectateurs performers

« Action! » explore, par l’expérience, la manière dont la parole peut faire acte sur le corps.
Le public est invité à se laisser conduire par la voix de l’artiste, selon un scénario d’actions souvent sensibles et convoquant l’imaginaire. Ce scénario s’inscrit dans l’espace du jardin public et prend en compte la présence singulière de chaque spectateur.

Ouvert à tous.
Venir en tenue confortable et tout terrain.

« Action ! » fait partie du processus Colaboratoire (voir le descriptif ci-dessous).

ÉLÉONORE DIDIER

« Je travaille à prendre le temps et m’occupe régulièrement à ne rien faire. Je m’intéresse particulièrement à l’immobilité. Je besogne le corps dans sa plasticité, à la recherche de ce qui advient au-delà de la forme. Mon travail vient de la danse, sans chercher à y ressembler. La nature du temps public constitue une problématique en soi, que la recherche et les circonstances renouvellent sans cesse. » Éléonore Didier

Éléonore Didier a été danseuse interprète avec des artistes variés, comme Bob Wilson, Carlota Ikeda, Pierre Droulers… Elle débute comme chorégraphe à Lisbonne l’an 2000. En 2005, le solo Solides,Lisboa marque une étape dans l’élaboration de son langage chorégraphique et en particulier dans son intérêt pour l’immobilité. À la fois comme un arrêt dans la continuité de l’expérience, lieu d’intériorité et d’observation, également en tant que matière temporelle. Cette singularité place son travail à la lisière des champs chorégraphique et plastique. Et lui fera aussi rencontrer le Yoga, avec Patrick Tomatis, discipline qu’aujourd’hui elle enseigne.

Elle travaille régulièrement sur des soli « accompagnés », y puisant des manières de se définir les uns par rapport aux autres, par discrimination. Ces pièces sont bâties dans la surface de séparation de paradoxes. Femme/homme dans Solides,Lisboa ; artiste/spectateur dans Paris,Possible ; corps/objet dans laiSSeRVenIR ; nature/culture dans Le modèle.

Entre 2011 et 2014, avec des équipes plus nombreuses, elle tente différentes manières de collaborer. Ces travaux porteront sur des images ancrées dans l’inconscient collectif qui façonnent nos représentations du corps (Le modèle ; On expression ; Moi, mes copines, à l’instant où ça s’arrête).

Artiste protéiforme, investigatrice, c’est en tant que spectateur qu’Éléonore fera d’abord la rencontre de l’art chorégraphique. C’est de cet endroit d’elle-même que les liens se font entre ses différents engagements. Il en est de même pour ses expériences en programmation. Elle conçoit par exemple les Petites Formes Cousues – festival de danse et autres formes pour Point Éphémère en 2010, ou collabore à certains choix artistiques dans le cadre de son association avec La Passerelle, Scène Nationale de Saint-Brieuc.

LE COLABORATOIRE

Le Colaboratoire est un espace-temps pour l’expérimentation, on y fait des expériences et on s’y forge une expérience. La notion d’écriture d’une forme est envisagée dans un deuxième temps. Cette forme est alors conçue en stricte cohérence avec le territoire de travail qui s’est petit à petit constitué à travers l’expérimentation.

Le Colaboratoire se déploie dans la durée et dans un rapport de proximité. Selon des rendez-vous réguliers, par exemple une fois par mois. Il s’agit de laisser le temps au mûrissement. À la fois faire et laisser faire, agir et observer.

Le Colaboratoire est constitué d’un groupe de personnes d’horizons divers, elles sont volontaires et s’engagent dans la durée et la régularité des rendez-vous.

Le Colaboratoire se déroule dans un lieu d’art ou de spectacle vivant et l’endroit dans son ensemble est lieu d’expérimentation (plateaux, loges, accueil, couloirs, bar, autres selon spécificités du lieu…).

Le territoire de la recherche :
– Les 5 sens : la réalité est multiple, s’aventurer dans sa richesse et sa diversité ;
– Habiter et être habité par le lieu : tracer les sentiers poreux, de possibles circulations entre le dedans et le dehors de soi- même ;
– Être occupé à ne rien faire, et vivre un processus de décélération, de dé-production, de dé-consommation. En même temps parvenir à la concentration.

Déroulé :
L’entrée dans le travail se fait par le corps, matière centrale du Colaboratoire. Cette entrée se fait au moyen d’une pratique de Yoga d’une durée de 2h minimum, tel qu’enseigné par Éléonore Didier. La respiration est au cœur de cette pratique qui se déploie à travers plusieurs postures choisies, selon une trame spécifique. Cette pratique est sans prérequis d’avoir ou de ne pas y avoir été éduqué. Ce travail prédispose à certaines qualités d’écoute de soi-même et des autres, à un espace partagé et d’esprit ouvert, sans jugement. Le Colaboratoire se poursuit ensuite par un temps d’expérimentation d’une durée de 3h minimum, Éléonore Didier proposant au groupe des situations ou des dispositifs à expérimenter. Ces exercices ne cherchent à priori aucune ressemblance ni aucun cadre commun avec la danse, le théâtre, ou les arts visuels. Des connexions peuvent surgir, ou pas. Qu’elles surgissent nous intéresse…


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