éjo N’éjo Bundi  | Théâtre Cie Uz et Coutumes Samedi 1er septembre à 18h15

LE SPECTACLE

Théâtre de rue pour un lieu de langages avec les vivants

La parole, l’écoute, la précision des mots, le sens que l’on donne, au delà du vocabulaire, tel sont les nécessités de la pièce et des discussions entre les personnages. Entre nous. En réalité, nous sommes une famille. Des quatre coins du monde blessé. Nous avons écouté et recueilli de précieux récits auprès des survivants des génocides du vingtième siècle. A travers les mémoires, mais aussi les époques et les continents. Nous cheminons avec eux dans l’Histoire. Comment transmettre cette parole ? Comment prononcer ce qui nous soulève ? Nous sommes français et rwandais. Nos histoires sont intimement liées. Nous jouons dans l’espace public pour y déposer symboliquement l’agora de nos mémoires meurtries dans le quotidien de nos mouvements urbains. D’une salle de classe à un tribunal populaire. D’un plateau de cinéma à une stèle commémorative. D’un procès aux Assises à un quai de gare. D’un radeau de naufragés à une barricade de la résistance. Espaces de pensabilité, cercle de réparation, lieu de sépulture, pour restaurer, en toute humilité, la fragilité du lien qui unit l’homme à son semblable.

De l’intime de la blessure au politique d’un langage collectif.

Dalila Boitaud Mazaudier

LA COMPAGNIE

Le théâtre de la compagnie Uz et Coutumes est un théâtre de la mémoire ou plutôt des mémoires : une recherche artistique qui vise à ancrer dans le présent ces passés tourmentés qui nous rappellent à la fois les terribles égarements de l’homme et leurs récurrences, mais aussi ce qu’il semble rester,
systématiquement, comme une lumière, une vigie, une part d’humanité intouchable.

Il s’avère en effet que l’art, sous ses différentes formes d’expression est un des principaux survivants de la violence, à la fois parce qu’il l’exprime non comme une angoisse mais comme une re présentation; et à la fois parce qu’il la dépasse et parvient à aller au delà des blessures.
Avec notre théâtre, agissant comme une « voix des sans voix » nous nous positionnons en solidarité, en porte parole, en témoignages, et c’est bien cela qui nous anime dans la rencontre à l’autre : celui qui fut un jour meurtri tout comme celui qui prend le temps de nous écouter.
Notre théâtre est en ce sens une des expressions les plus vives sur le chemin des résiliences et des reconstructions parce qu’il convoque la paro

C’est parce que nous sommes totalement imprégnés de cette idée qui persiste à dire que d’abord les choses doivent être dites pour ne pas devenir des gangrènes, et qu’ensuite elles doivent l’être avec le plus de poésie possible, c’est à dire avec cette force implacable du vivant, que le théâtre de la
compagnie Uz et coutumes est un théâtre du Mot, au centre même de l’acte.

Coréalisation : Ishyo Arts Center – Rwanda
Aide à la création / Institutions : Ministère de la Culture -Direction Générale de la Création Artistique (D.G.C.A.), Direction Régionale des Affaires Culturelles (D.R.A.C.) Nouvelle Aquitaine, Commission Internationale du Théâtre Francophone avec l’appui financier de la D.G.C.A. en France, du Conseil des Arts et Lettres, du Québec et du Conseil des Arts du Canada
Aide à la création / Coproducteurs : Office Artistique de la Région Nouvelle Aquitaine (O.A.R.A), Le Parapluie (Centre International de Création Artistique) – Aurillac, Sur le Pont – CNAREP en Nouvelle Aquitaine, Atelier 231 – Centre National des Arts de la Rue à Sotteville-lès-Rouen
Accueil en résidence : La Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon – Centre National des écritures du spectacle
Lieux Publics – Centre National de Création en Espace Public – Marseille
Avec le soutien de : Fondation pour la Mémoire de la Shoah, Commission Nationale de Lutte contre le Génocide (C.N.L.G.) – Rwanda, Ministère de la Culture et des Sports – Rwanda, Institut Français à Kigali – Rwanda, IBUKA France et Rwanda- Mémoire Justice et Soutien aux rescapés du génocide du Rwanda, Association CAURI – Bordeaux, Mémorial de la Shoah – Paris
La compagnie est soutenue par le Conseil Régional de Nouvelle Aquitaine et le Conseil Départemental de la Gironde.

Avec le soutien de l’Office Artistique Région Nouvelle-Aquitaine Oara


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