Le Grand Sommeil // Entropie  | mars planète danse Marion Siéfert // Léo Lérus MARDI 24 MARS 2020

Le grand sommeil

Qu’est ce que jouer ?
Initialement construit sous la forme d’un duo entre une jeune fille de onze ans (Jeanne) et une femme (Helena), Le Grand Sommeil tire sa force d’une absence. Après six mois de répétitions, la participation de Jeanne a été compromise par la pesanteur des procédures – médicales et juridiques – visant l’implication de l’enfant dans le spectacle. Devenue solo, la pièce rassemble deux êtres
en une seule et même figure : « l’enfant grande ». Grâce à l’hybridation de la danseuse et comédienne Helena de Laurens avec la mémoire (théâtrale et filmique) de son ancienne partenaire, les représentations convenues de l’enfance se troublent. Partir du corps adulte pour raconter l’enfant dans son rapport à la famille, à l’État et à l’art, questionne notre rapport à la norme, tout en demandant ce que peut la création artistique dans la construction de soi.

conception, texte et mise en scène Marion Siéfert
chorégraphie Helena de Laurens et Marion Siéfert
collaboration artistique et interprétation Helena de Laurens
scénographie & assistanat à la mise en scène Marine Brosse
lumière Marie-Sol Kim, Juliette Romens
création sonore Johannes Van Bebber
costumes Valentine Solé

Avec le soutien de l’Onda – Office National de Diffusion Artistique

Entropie de Léo Lerus // avec Les Quais Ici ou ailleurs

Entropie, une pièce humaniste et viscérale, imprégnée de l’esprit rassembleur créole. Issu du giron de la célèbre Batsheva Dance Company israélienne ou de la prodigieuse compagnie anglaise Wayne McGregor, il s’affranchit pour développer une écriture personnelle et sensible, entre héritage et technologie. Inspirée des Léwoz festifs et populaires de son île, il revisite ces joutes musicales et dansées où les percussionnistes sont défiés pour suivre les pas d’un danseur sorti de la foule placée en cercle. Sa recherche menée en collaboration avec un designer sonore génère un nouveau regard sur l’influence de la danse dans l’environnement du son et de la lumière. Rythme et amplitude des mouvements, contacts et déséquilibres des corps… tout est capté pour participer au groove, sans effet démonstratif, avec ce qu’il faut de modernité pour faire perdurer le corps musical de la Caraïbe.
Dans ce nouvel opus, il poursuit son travail directement inspiré de son île natale, du gwoka (musiques et chants percussifs représentatifs de la culture guadeloupéenne), et de célébrations festives telles que le Lewoz, qui date de l’époque de l’esclavage et est aujourd’hui partagé par tous.

Léo Lérus a inventé un vocable directement issu de la musicalité et de la théâtralité du Léwòz, une danse mariée au Gwo-Ka, langage musical d’origine africaine né lors de la traite des Noirs, principalement joué avec des tambours.
S’inspirant ici de la thermodynamique de l’évolution observant l’« entropie » – mesure du degré de désordre de tout système -, il reconsidère avec ses danseurs la notion d’énergie, selon un regard enrichi d’interactions techniques entre chorégraphie, interprétation, dramaturgie et envi-ronnement sonore et musical.

Chorégraphie : Léo Lérus en collaboration avec les interprètes
Concept Musical Léo Lérus et Gilbert Nouno
Dispositifs interactifs sonores et lumières Gilbert Nouno
Danseurs Ndoho Ange, Maëva Berthelot, Léo Lérus, Shamel Pitts
Création lumière, régie générale et régie lumière Chloé Bouju
Costumes Ingrid Denise


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