La graande finale – Cie Volubilis  | Danse Cie Volubilis - Agnès Pelletier mardi 17 décembre à 20h30

image du spectacle

La graande finale par la Cie Volubilis

Volubilis présente « LA GRAANDE FINALE », marathon de la danse :
> phases qualificatives et éliminations en direct
> il n’en restera qu’un
> de la sueur, des larmes, des cadeaux

La graande finale est une pièce qui met en scène un concours de danse en public. La règle du jeu repose sur la répétition acharnée d’une figure imposée. Rappel de ce que certaines mascarades contemporaines peuvent donner à voir. Ainsi le public devient témoin d’une guerre d’usure, où l’usure extrême fait du survivant un héros.
La Cie Volubilis explore comment se comportent les corps et les esprits usés, poussés jusqu’à leurs limites. Jusqu’à l’absurde.
L’arrivée de musiciens sur scène, le burlesque, la montée du tempo étourdissent… et la Graande Finale devient ainsi porte-parole de l’insupportable.

La création musicale de La Graande Finale est réalisée par le groupe « Monofocus » (compagnie 2rienmerci). Elle sera la 3ème dimension du spectacle.
En effet, leur présence au cours de la Gràànde Finàle ne se limite pas qu’à l’illustration musicale. Aux cotés de l ‘animateur, ils incarnent la silhouette d’une organisation marginale, grand instigateur de ces grinçants concours de 3ème zone…
Issus des baraques de foire de la Cie 2rienmerci, les musiciens de ce collectif déploient un univers musical fascinant au charme brut et raffiné. Trempés dans les Arts de la Rue, les frères Monofocus distillent une sensibilité moderne un rien datée, à base d’étranges archives sonores à la gouaille électro, de guitares distordues, d’orgues avec des oreilles au bout des doigts et de tubas aux vibrations ventriculaires…

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La graande finale par la Cie Volubilis : Intentions d’Agnès Pelletier

S’agirait-il d’un spectacle d’anticipation ? D’une histoire qui nous raconterait un monde futur ? Où les danseurs n’auraient pas d’autre alternative que de participer à des paris sur leur obéissance et leur endurance ?
Nous ne sommes peut-être pas très éloignés de cette hypothétique réalité…
J’ai tout d’abord eu envie de savoir où étaient nos limites, physiques et mentales, face à l’épuisement, à la répétition, à la contrainte absurde… Et puis j’ai pensé à l’omniprésence du corps spectacle, à cette insupportable marchandise télévisuelle ou publicitaire qui se banalise, dont nous sommes les otages et nous laisse passifs. J’ai aussi repensé aux « rituels » auxquels nous avons été confrontés en qualité d’interprètes chorégraphiques à un moment donné de notre carrière : en effet, lors des concours ou auditions, les conditions de recrutement des danseurs sont elles si éloignées de celles qui seront imposées aux concurrents de la Gràànde Finàle ?

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Enfin, j’ai posé un énième regard panoramique sur les difficultés que traversent nos professions, sur l’avenir des créateurs et des interprètes, sur nos langages difficilement consensuels…
Alors, j’ai cherché un endroit où le spectateur serait placé en position de voyeur de ces limites et je me suis amusée à envisager une situation qui vienne mêler un propos plutôt « conceptuel » à une performance plutôt « populaire »
J’ai imaginé une sorte de simulacre cruel où le public serait poussé à s’interroger, à réagir, où il n’aurait d’autre alternative que de participer ou de s’ennuyer. C’est à cet endroit qu’un plaisir pervers pourrait apparaître …
Dans Zone Xtrème, le vrai faux jeu télévisé diffusé récemment par France 2, la souffrance physique d’un candidat fait monter l’audimat. Cette souffrance lui est infligée par son propre partenaire qui, pour gagner, n’hésite pas à lui envoyer de la haute tension dans le corps.
Ce documentaire fiction, car c’en est un au final, s’est inspiré d’expériences réelles menées en 1961par le psychologue social Stanley Milgram. Elles visaient à estimer à quel point un individu peut se plier aux ordres d’une autorité qu’il accepte, mais qui entre en contradiction avec sa conscience.
Il y aura de çà dans la relation entre les concurrents de la Gràànde Finàle et les spectateurs.
D’un côté, une sorte d’abnégation, de résignation, mais aussi du sursaut pour rester vivant, même mis à distance de ses émotions et de ses sensations physiques.
De l’autre, une forme de complicité avec le « tortionnaire » peut-être pour se sauver soi-même.
Le burlesque, l’émotion et la sincérité des sensations seront-t-ils nos échappatoires ?

Marathon de la danse contemporaine avec l’orchestre Monofocus


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