ROBOT, L’AMOUR ÉTERNEL / ACCIDENS (CE QUI ARRIVE) Kaori Ito / Groupe Entorse Jeudi 28 mars - 20H

ROBOT, L'AMOUR ÉTERNEL / KAORI ITO

« Dans une vie d’artiste, nous sommes très souvent en tournée, en déplacement ; notre vie a l’air très détaché de l’idée d’enracinement. Nous faisons des rencontres très intenses et très brèves. On se dit bonjour et au revoir comme une série de petites morts.
J’ai souvent traversé la peur d’être seule dans ce mode de vie presque robotique. Tout se passait très vite et j’avais l’impression de ne jamais avoir de repos. Au bout d’un moment, j’ai eu besoin de temps de vide, le temps de vide qui fait évaporer les autres temps, le temps de vide qui me fait penser que peut être on peut s’échapper de la mort.
Après d’avoir donné naissance à mon enfant et avoir vécu l’accouchement, je sens aujourd’hui que la mort et la naissance sont très proches.»
Kaori Ito

 Après avoir dansé avec son père puis avec son compagnon (dans le spectacle Embrase-moi avec Théo Touvet, présenté en janvier à l’Avant-Scène Cognac), et donné naissance à un petit garçon, Kaori Ito se retrouve face à elle-même confrontée à sa vie d’artiste en perpétuel mouvement. Elle se retrouve avec cette sensation très contemporaine que le temps s’accélère. Se mettre dans la peau d’un robot qui a tout à apprendre des comportements humains pour s’animer lui permet de prendre du recul sur l’humanité, de vivre enfin le moment présent, d’être vraiment vivante sur scène. Elle se retrouve enfin seule pour accepter la mort et apprendre à aimer ce qui fait vraiment l’essence des êtres humains, leur fragilité.

À PROPOS DE KAORI ITO

Née au Japon, Kaori Ito a été interprète pour Philippe Decouflé, Angelin Preljocaj, Alain Platel, Sidi Larbi Cherkaoui et James Thierrée avant de se lancer elle-même dans l’aventure chorégraphique dans le cadre de collaborations, avec Aurélien Bory, Olivier Martin Salvan, ou pour sa propre compagnie. Artiste polymorphe, elle réalise également des vidéos, des peintures et collabore régulièrement au théâtre et au cinéma (Édouard Baer, Denis Podalydès ou Alejandro Jodorowsky).

En 2008, elle crée son premier spectacle Noctiluque à Vidy-Lausanne. En 2009, elle présente Solos au Merlan à Marseille qui sera recrée pour la biennale de Lyon en 2012. Island of no memories, naît en 2010 pour (Re)connaissance, obtient le 1er prix et est sélectionné́ pour Modul-Dance du réseau EDN. En 2013,  Les Ballets C de la B produisent sa création Asobi et en 2016, elle crée Puedo Flotar dans le cadre d’une commande du Ballet national du Chili.

Entre 2015 et 2018, elle développe un cycle de création qui a donné naissance à une trilogie de l’intime Je danse parce que je me méfie des mots (duo avec son père – 2015), Embrase-Moi (performance avec son compagnon – 2017) et Robot, l’amour éternel (solo sur la solitude et la mort – janvier 2018). Elle reçoit le prix Nouveau talent chorégraphie de la SACD et est nommée chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres. Kaori apparaît également dans Poesía sin fin d’Alejandro Jodorowsky, sorti pour la Quinzaine des réalisateurs à Cannes 2016, et dans Ouvert la nuit d’Édouard Baer.

« Cet époustouflant spectacle tente de cerner le temps qui passe trop vite (…) l’univers créé est d’une beauté plastique étrange et surréelle. »
Emmanuelle Bouchez, Télérama

« On pourrait la croire docile, interprète virtuose collante aux styles, dès qu’il le faut, des découflé, Platel, Preljocaj… Il n’est est rien, Kaori Ito est du bois dont on fait les rebelles, une âme troublante et créative à l’excès. »
Nathalie Yokel, La Terrasse

Accidens (ce qui arrive) - Groupe Entorse

Un danseur s’érige, maladroit, comme traversé d’ondes électriques, tel un robot déréglé. Mué en un amas organique changeant de forme à volonté, il est poussé par une force intérieure à tout faire pour retrouver sa forme d’origine. Le son issu des platines de Raphaëlle Latini oriente son corps, comme un automate, commandant ses tendons, ses nerfs. Samuel Lefeuvre lutte, tel le roseau qui plie mais ne cède pas, cherchant l’équilibre avant de tomber, puis se relever encore et toujours malgré les obstacles. Dans cette performance visuelle et sonore, le duo Samuel Lefeuvre et Raphaëlle Latini questionne la notion de résilience en mettant en mouvement la pulsion vitale qui anime les humains, qui les fait se relever, jusqu’au bout, quoiqu’il arrive.

Samuel LEFEUVRE : Né à Vire en 1981. Après une formation en danse classique et contemporaine à Caen avec Michèle Latini et Claude Béatrix, puis au CNDC d’Angers, il s’installe à Bruxelles où il travaille pour la compagnie Michèle Anne De Mey puis pour les Ballets C. de la B. : Wolf et VSPRS d’Alain Platel – la Mancha, Patchagonia et Primero de Lisi Estaras. En 2004, il rejoint le collectif Peeping Tom pour créer Le Salon et le Sous-Sol. Il a aussi participé aux productions On/Off et Vertiges d’en bas de la compagnie Claude Béatrix et créé un duo, Two Parts, avec Chloé Attou. Il a rejoint le groupe Entorse dès sa création pour le spectacle Love Affair, green girl.

Raphaëlle LATINI : Née à Caen en 1971. Diplômée des Beaux Arts de Caen/Basse Normandie. Artiste protéiforme, graphiste, vidéaste, scénographe, c’est en 2003 qu’elle reconstruit son quotidien autour d’une autre passion: sonore, intime, régénérante, vitale. Elle crée le personnage de Madame Twill (dj). Son parcours s’oriente parallèlement vers le spectacle vivant et en 2007, elle se consacre exclusivement aux performances, installations et pièces chorégraphiques. Fin 2007, elle fonde le Groupe Entorse et l’inaugure avec Love Affair, green girl (théâtre
radiophonique). Elle collabore avec Arnaud Troalic / Compagnie Akté à la scénographie de Borges vs Goya de Rodrigo Garcia. Intervient comme platiniste, avec une approche radicalement différente des platines, pour la compagnie de Vincent Dupont dans Plan, Incantus et Souffles. Réalisation sonore de Neige Michèle Anne De Mey/Charleroi danses.

Nicolas OLIVIER : Après un rapide passage par l’IHECS en communication et au 75 en peinture au début des années ’90, il effectue sa formation en scénographie et régie de spectacles à l’INFAC. En 1993, il fait une rencontre décisive avec le metteur en scène Daniel Scahaise qui l’oriente vers la régie lumières. S’ensuivent alors de 1993 à 1999 diverses expériences en tant que technicien et/ou éclairagiste en théâtre, événements et musique, période où il parfait sa maîtrise des outils lumières. En 1999, il rejoint la compagnie Charleroi/Danses sous la direction de Frédéric Flamand et crée les éclairages des ses spectacles de 1999 à 2006, à Charleroi/Danses et au Ballet National de Marseille. En parallèle, il travaille pour Ultima Vez ou Mossoux-Bonté. Les créations lumières de Nicolas Olivier s’entendent plus comme des constructions architecturales que comme des scénographies au sens strict. Il y fait preuve d’un intérêt sans cesse renouvelé pour la rencontre des corps, de la danse et de l’architecture. Depuis 2005, il accompagne les spectacles de Michèle Anne De Mey et Pierre Droulers.

Kaori Ito :
Production : Association Himé
Coproductions : ADC de Genève – Suisse, KLAP – maison pour la danse – Marseille, MA scène nationale – Pays de Montbéliard, Théâtre Garonne –  Toulouse, Lieu Unique – Nantes, Avant-scène – Cognac, Théâtre de Saint-Quentin-en–Yvelines – scène nationale, la MAC de Créteil.
Partenaires : Ministère de la culture – DRAC Ile de France, Fondation Sasakawa.
Soutiens : Flux Foundation à Genève, Compagnie 111 – Aurélien Bory / La Nouvelle Digue.
Kaori Ito est lauréate du prix DanseAujourdhui – réseau des spectateurs de danse. A ce titre, son projet de création est soutenu par les mécènes de la danse.
L’Association Himé reçoit le soutien de la Fondation BNP Paribas pour l’ensemble de ses projets.
Kaori Ito est artiste associée à la MAC DE CRETEIL, en compagnonnage artistique avec KLAP Maison pour la danse et en résidence au CENTQUATRE.
La compagnie Himé bénéficie du soutien de Pro Helvetia pour ses tournées.

Groupe Entorse :
Soutiens : DRAC de Basse-Normandie, Conseil Régional de Basse Normandie, Conseil Général du Calvados, Ville de Caen, Relais Culturel Régional du Pays de Falaise. Ce spectacle a bénéficié du soutien de la Charte de diffusion signée par l’ONDA, l’OARA, l’ODIA Normandie, Réseau en scène – Languedoc-Roussillon et ARCADI


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