Soirée 30/30  | Danse 30/30 Les rencontres de la forme courte

Cette année, nous nous associons au festival bordelais 30/30, pour vous proposer une soirée composée de cinq spectacles de courte durée (moins de 30 minutes) au croisement de la danse, de la musique et du cirque. Préparez-vous à un voyage au bout de l’étonnement.

Au programme de la soirée à Cognac :

PIERRE YVES DIACON
RENCONTRE SUR UNE SURFACE PLANE
(création 2016-17)
Circonvolutions de deux danseurs contre une paroi. Entre eux se joue la géométrie variable d’une rencontre : deux trajectoires en confluence, en négociation d’espace, en influence mutuelle.

THOMAS GUÉRINEAU
LUMIÈRE, IMPACT ET CONTINUITÉ
(création 2017, extrait de 20 min. environ)
Une partition en duo pour jonglage, percussion et lumière. Le rythme du scintillement d’une ampoule en fin de vie comme appui rythmique du corps et des balles jonglées. Jouer d’infinies variations lumineuses avec des morceaux de métal jonglés à même la peau de la timbale.
Thomas Guérineau travaille depuis plus de dix ans une technique de jonglage sur une timbale d’orchestre. Son travail a une parenté avec le théâtre musical travaillé à partir des années 50 dans la musique du 20ème, il compose à partir des sons, des gestes de corps et des mouvements d’objets. La danse tient une partie essentielle dans son parcours artistique et sa pratique actuelle.

Mon travail de la lumière répond à un principe de simplicité et d’essentialité. Peu de sources et de moyens techniques mis en oeuvre.
Une quête du dénuement, du clair-obscur, de la fragilité du filament de la lampe comme une métaphore de l’être.
A travers ce projet et la rencontre avec Thomas Guérineau, cette quête trouve un véritable sens dans l’épure du corps, du son et de la manipulation d’objets. Le geste du jongleur fusionne avec la lumière et s’ouvre à leur intimité réciproque, à une forme de partition méditative. Entre visible et invisible, les images et les sons se rejoignent.
Thomas Guérineau

Conception, écriture et interprétation : Thomas Guérineau. Percussioniste-jongleur et créateur lumière : Christophe Schaeffer. Metteur en scène : Thomas Guérineau.

BRICE LEROUX
DRUM-solo (sur des percussions de Steve Reich)
Un mouvement minimal mais selon des variations à l’infini, proches de la transe, dans un bain vivant de lumières. Une expérience aussi puissante que brève qui bouleverse la perception du corps dans le temps et l’espace.
Le mouvement est réduit minutieusement à un rythme, une oscillation constante des différentes parties du corps.  En variant constamment en vitesse et amplitude, elle commence par les genoux puis, remontant lentement, se propage dans le reste du corps, pour finalement devenir, en se réduisant et s’accélérant, un tremblement. Sur le martèlement répétitif des percussions de Steve Reich qui s’inspire directement des rythmes cérémoniels africains, Brice Leroux construit très progressivement un état  qui relève de la transe.

CHLOÉ MOGLIA
OPUS CORPUS
Un travail sur l’ultra-présence dans l’ultra-dépouillement. Le corps en suspension sur un trapèze minimaliste, exposé dans une proximité troublante : intime et intense.
Dans le droit fil de ses précédents spectacles : « Nimbus » (2007) et « Rhizikon » (2009), Chloé Moglia continue à tracer un chemin dans l’exploration de la suspension, sur une barre
suspendue à deux fils, dans cet espace brut fait de contraintes et d’impossibles.
En parallèle de sa vocation à repousser les limites du « possible », la pratique aérienne est devenue un prétexte à la prise de conscience, le pivot d’une recherche sur le sens et les sens, à l’écoute du corps.
Le fil rouge qui sous-tend cette démarche tient dans la présence, cette mystérieuse capacité d’écoute et d’attention qui a le pouvoir de distendre l’espace et le temps.
De et par : Chloé Moglia. Son : Alain Mahé. Lumière : Stéphanie Petton. Costume : Isabelle Périllat. Regards : Maxence Rey, Sandrine Roche.

MIÉ COQUEMPOT
TRACE/PIANO
Tous ces mouvements… comment laisser une trace concrète ? « Je joue en dansant et je danse en jouant. Une danse sur un piano qui devient musique. » Une trace sonore déclenchée par les gestes.
La chorégraphe Mié Coquempot et le compositeur Ryoji Ikeda ont créé simultanément une partition de musique et de chorégraphie dont l’interprétation est double, puisqu’à la fois musicale et chorégraphique.
TRACE/PIANO (2005) est une extension pour soliste d’une partie de TRACE (2002), pièce pour cinq danseurs qui posait la question suivante : peut-on matérialiser le mouvement ?
Les cadres fixés par les auteurs pour réaliser ce solo ont été de concrétiser le mouvement autrement que par son impact visuel, ne pas associer une musique à une danse ou inversement, faire en sorte que le mouvement exprime son propre son sur un support instrumental. En résulte une relation « concrète » entre l’acteur (celui qui agit) et l’instrument à la fois musicale, plastique et extrêmement physique.


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